photo de la sculpture du projet étonnement

L’étonnement

Une sculpture qui joue avec les mots.

Sous nos pieds s’étendent des milliers de kilomètres carrés de béton. Chaque jour on passe devant des centaines de fenêtres et une quantité incalculable de voitures en tout genre. On croise des personnes sans visage plongées dans leurs pensées ou les yeux rivés sur le sol.
L’évolution de la ville ne peut s’observer qu’à long terme, les structures se bâtissent pierre après pierre, et hormis un vaisseau spatial qui s’écraserait sur le tram devant nous, l’étonnement se fait de plus en plus rare au sein de l’espace urbain.
Comment créer la surprise dans un tel endroit? Serait-il possible d’introduire un sentiment de stupéfaction dans nos trajets quotidiens?

Imaginez : une sculpture devant laquelle vous circuleriez chaque jour, aussi froide que les immeubles qui vous entourent, un empilement de barres de fer représentant les milliers de lignes droites qui composent la ville. Une sculpture dont l’ombre portée serait votre prison quotidienne. Imaginez la, trônant sur son socle, vous rappelant la monotonie d’une vie répétitive.
Chaque jour, vous éviteriez de vous empêtrer dans son obscurité.
Et si une fois vous passiez devant et que son ombre vous écrivait un message, un mot. A un instant précis de la journée, pendant seulement une minute, ce mot vous rappellerait que tout ce qui nous entoure peut encore nous surprendre, que l’étonnement se trouve partout et qu’il suffit juste de regarder notre quotidien d’une façon différente.
Rien n’est acquis, tout évolue, le soleil, l’ombre, l’humain.
La sculpture qui pendant longtemps vous a paru si austère attendait seulement que vous la regardiez autrement, et que votre esprit sorte enfin de son ergastule.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *